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La structure des orchidées.

Dans l’article sur la présentation des orchidées, nous avons évoqué les différences de croissance entre les plantes monocotylées (ou monocotylédones) et les plantes dicotylées (ou dicotylédones). Les dicotylées présente généralement un cambium vascularisé qui permet aux tiges d’effectuer une croissance secondaire (croissance en « largeur ») pendant toute leur vie. Contrairement à ces dernières, les monocotylées ne possède pas un tel tissus bien que quelques unes (mais aucune orchidées) présente un tissus similaire. Ainsi, une fois que la tige arrive à maturité, il lui est impossible de grossir en diamètre par la suite. Dans la suite du document, on parlera de nœud et d’entrenœud lorsqu'on évoquerons; les nœuds sont les points auxquels les feuilles sont attachées et les entrenœuds, la partie de la canne séparant deux nœuds consécutifs. (fig. 1.1B) Chez les monocotylédones, ces deux unités ne cache pas une croissance secondaire bien que la canne peut produire des racines aux niveaux des nœuds par la suite. Les monocotylédones montre une croissance intercalaire, la partie basale de l’entrenœud garde un potentiel de croissance et continue l’élongation pendant un certain temps, supportée par les gaines foliaires qui l’entoure. Il est fréquent chez les orchidées que les fleurs apparaissent à l’apex des pseudobulbes avant que ceux-ci ne soient matures, comme chez de nombreuses espèces de Coelogyne. Une fois que la canne est mature, une nouvelle croissance (excepté les racines) survient normalement depuis un bourgeon apical ou d’un bourgeon axillaire. Un bourgeon est capable de se développer en une nouvelle croissance feuillée, une hampe florale ou une fleur unique selon la position de ce bourgeon et l’habitude de croissance de la plante. Holtum (1955) suggère que la forme de croissance de base des orchidées est la forme sympodiale, avec des rejet ayant une croissance limitée et étant succédé par une pousse à l’endroit d’un œil axillaire. (fig 1.1A)


fig1.1: A. Les formes habituelles de croissance chez les orchidées primitive, avec un arrangement spiralé
des feuilles plissées et des inflorescences terminales.
B. un schéma de trois intrenoeuds
d’une tige de monocotylées. L’unité de base, un entrenoeud avec une feuilles et un bourgeon axillaire
(et le potentiel de production de racines) est répété.

On distingue deux modes de croissance chez les orchidées : La croissance monopodiale dans laquelle l’apex d’une pousse possède un potentiel de croissance illimitée et celle-ci serait dérivée du mode de croissance sympodiale chez divers groupes d’orchidées. (fig 1.2 N-P) Les plantes de type sympodiale peuvent présenter des pousses serrées ensemble ou au contraire, s’étendant sur un long rhizome ; les nouvelles pousses surgissent de toutes part des plus vieilles pousses possédant un œil axillaire. (fig 1.3 A-M). La plupart des formes de croissance, quelles soient monopodiales ou sympodiales, peuvent être érigées, rampantes ou pendantes.


fig 1.2: Différentes habitudes de croissance des orchidées montrant des évolutions probables (très schématique).
De A à M on voit les habitudes de croissance des sympodiales. en A, les feuilles sont en Spirales tandis qu'elles sont disposées sur deux rangs (distiques) dans les autres.
L'inflorescence est terminal en A et F-K et latérale dans les autres cas. les cormes montrent plusieurs entre-noeuds en B, ou un simple entrenoeuds en C.
Les pseudobulbes composés de nombreux entrenoeuds sont indiqués en D, I et J. Les pseudobulbes d'un seul entrenoeuds sont montré en E, K et L.
Les racines tubérisées montrées en F et les tubercules (tige tubérisées) en G (terrestres). le schéma P montre une plante aphylle avec des racines photosynthétiques.


fig 1.3: Inhabitudes de croissance des orchidées.
A. Une plante sympodiale dans laquelle chaque pseudobulbes produit deux nouveaux pseudobulbes à l'apex du précédent après la floraison, comme chez Scaphyglottis.
B. Une plante avec des pseudobulbes dispersés sur un rhizome allongé, feuillé comme chez quelques espèces de Maxillaria.
C. Un plante sympodiale sans pseudobulbes mais avec des feuilles charnues, comme dans la plupart des Pleurothallidinae

Sources

Robert L. Dressler, THE ORCHIDS, NATURAL HISTORY AND CLASSIFICATION, 1981, HArvard University Press. pp22-25.
© Bertrand Lerot

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