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Le genre Phaius.

Classification et synonymie.

Certaines autorités place le genre Phaius dans la sous-tribu des Bletiinae, certains autres le place dans la sous-tribu des Phaiinae. Le genre est en fermement lié au genre Calanthe.
Quelques espèces ont récemment été transférées depuis le genre Gastrorchis. D’autres genres ont été utilisé au cours des années, mais Phaius apparait les plus couramment dans la littérature. (Le genre peut-être épelé Phajus, mais la Commission Internationale des Orchidées « Handbook on Orchid Nomenclature and Registration » l’épèle Phaius.) Quelques espèces sont originalement classé comme Bletia et Calanthe. Espèces :
On estime que le genre comporte 30 à 50 espèces. Aucune révision récente du genre dans son ensemble n’a été faite. Les espèces incluses dans le genre sont basées sur différentes flores :
Index Kewensis (1983) et diverses espèces reprises par des auteurs tels que J. Bosser pour les Orchidées du genre Phaius à Madagascar, J.B. Comber pour les espèces de Java, le Dr. Gunnar Seidenfaden pour les Phaius de Thaïlande et les Phaius des Philippines dans Orchidiana Philippiniana par le Dr. Helen L. Valmayor.

Origine et habitat.

Les habitats sont répandus et répartis entre l’Afrique jusqu’aux Philippines en incluant l’Asie du Sud-est, la Chine, l’Inde, L’australie et beaucoup d’iles du pacific. Les plantes croissent les plus souvent dans les forêts primaires ombrageuses.

Climat :

Les climats tropicaux et sub-tropicaux sont communs à travers la répartition du genre, mais les habitats de hautes altitudes peuvent avoir des températures approchant des zones de températures modérées.

Recommandations culturales :

Phaius tankervillae

Lumière : Entre 18000 et 40000 lux) ou 60-70% d’ombre est approprié dans la plupart des latitudes moyenne. La lumière doit être diffuse. Les espèces qui poussent dans les forêts denses doivent débuter par de une faible lumière qui pourra être augmentée graduellement. La plupart des Phaius poussent bien dans des conditions lumineuses identiques aux Cattleya (24000 – 30000 lux).

Températures : Des conditions intermédiaires à très chaudes sont prédominantes pendant la période de croissance pour la plupart des habitats, mais la différence de température diurne peut être hautement variable.

Hygrométrie: Pendant la période active de croissance, une hygrométrie modérée à haute est préférable ou quand les températures sont élevées.

Eau : Les Phaius demandent une grande humidité et doivent donc être arrosé fréquemment pendant la période de croissance. Les espèces ont besoin d’une humidité suffisante pour garder le substrat constamment humide mais pas détrempé.

En culture, les feuilles et les jeunes pousses sont très sujettes à la pourriture ; il faut donc éviter que l’eau ne les touche, particulièrement si les températures sont inappropriée. Une excellente circulation d’ait aide à prévenir les maladies.

Fertilisation : Les Phaius croissent rapidement. Ils demandent de grands besoin en nutriments et peuvent d’ailleurs être plus considéré comme des plantes de jardin que comme une orchidée.
/ Des applications hebdomadaires d’un engrais organique à faible concentration est utilisé avec succès dans le sud-est de l’Asie. Des engrais chimiques équilibrés dosé à la moitié de la recommandation peuvent être utilisé. Une fertilisation suffisante en évitant de brûler les racines améliore la vigueur de la plante aussi bien que la coloration des fleurs.

Période de repos : Variable. Certaines espèces sont vraiment tropicales et requiert des conditions de croissance constante, alors que d’autres demandent une période de repos en hiver avec des conditions plus froides et plus sèches. Beaucoup de Phaius tolèrent les températures hivernales de 5°C, et certaines survivent à une descente en dessous de 0°C. il faut alors se référer aux conditions climatiques individuelles de chaque espèce.
Beaucoup d’espèces s’adaptent. L’humidité et l’engrais doivent être diminués en fonction des baisses de la température.
La floraison printanière est normalement initiée par le changement de conditions après la période de repos.

Substrat : Un bon mélange à part égale de terre, de fumier de vache et de la sphaigne ou de tourbe est idéal. Une addition de fumier de vache est effectué à chaque printemps quand la croissance reprend.
Un mélange de 1/3 d’écorce de pin, 1/3 de perlite, 1/6 de sable et 1/6 de tourbe est un substrat alternatif pour les cultivateurs qui s’opposent à utiliser du fumier. Cependant il sera obligatoire d’ajouter fréquemment de l’engrais vu que peu d’éléments nutritifs sont présents dans ce mélange.
Les Phaius sont de croissance facile dans le jardin dans les emplacements semi-ombragées si des conditions climatique acceptable prévalent mais un excellent drainage et une humidité abondante doit être disponible.
Les plantes qui cultivées en serres doivent être rempotées dans de large containers qui sera adéquat pour 2 ans de croissance. De larges pots sont également nécessaires pour assurer la stabilité des plus grandes espèces. Les Phaius sortent de leurs pots après 2-3 ans et doivent être divisés si ils deviennent trop large. Cependant les cultivateurs recommandent de rempoter annuellement et rapportent que les petites divisions produisent plus de fleurs qu’une plante touffue. Les divisions ne doivent pas être plus petites que 3 pousses ; 5-6 poussent continuent de fleurir normalement. La période de rempotage idéale se situe au printemps quand les nouvelles poussent arrivent. Le rempotage sera proscrit avant la période de repos hivernale.

Notes diverses : Les nouvelles plantes peuvent démarrer depuis un bourgeon dormant sur les hampes florales, comme beaucoup d’espèces de Dendrobium et de Doritis phalaenopsis. Une technique est de couper la hampe florale après la floraison et de la laisser à la surface d’une mini-serre rempli de sable stérile et humide. Placer la mini-serre dans des conditions de lumière faible avec des températures appropriées. Une méthode alternative est de placer la hampe coupée dans un sec plastique avec de la sphaigne humidifiée avec de l’eau distillée. Les bourgeons démarreront après quelques semaines, et les plantules pourront être rempotées dans des pots individuels après quelques mois.


Descriptions de la plante et des fleurs.

Phaius flavus (syn. Phaius maculatus)

Les Phaius sont des plantes sympodiales et normalement terrestres, mais il existe une espèce épiphyte. La taille des plantes sont extrêmement variables.

Les pseudobulbes sont le plus souvent petits, mais les Phaius ont des habitats de croissance varaiables. Les nouvelles poussent peuvent survenir aussi bien à partir de bourgeons de la base d’anciens pseudobulbes, à partir de rhizomes à l’aspect de cormes ou bien à partir de rhizomes allongés, charnus et noueux à l’aspect de rhizomes d’Iris.

Les feuilles sont large, plissées et arquées. Le feuillage hérissé fait du Phaius une plante intéressante même lorsqu’elle n’est pas en fleur. Les Phaius sont des plantes à feuilles persistantes bien que certaines sont caduques.
Les feuilles anormales peuvent être causées par une infestation d’araignées rouges, thrips, et pucerons auxquels ils sont très sensibles.
Ces feuilles peuvent répondre à d’autres types de problèmes de culture :
Le bout des feuilles brunissent à cause d’un manque d’humidité ou la pourriture des racines. Lors des périodes chaudes et sèches, le manque d’humidité est probablement la cause. Si on administre de l’eau immédiatement, le phénomène stoppe. Lors des périodes froides, la pourriture des racines dues à un arrosage trop fréquent ou une dégradation importante du substrat sont la cause du problème, les plantes doivent alors être rempotées immédiatement.
Ces feuilles brunes peuvent aussi être dues à un excès de fertilisation ou une accumulation de sel en période sèche. Dans chaque cas, les pots doivent être complètement rincés. Si l’accumulation de sel est due à une eau dure, les plantes devront être rincées plus fréquemment et si cette accumulation est due à un excès d’engrais, il faudra fertiliser moins fréquemment.
Des zones aqueuses qui tournent au noir, gris ou brun avec des halos jaunes sont causées par des affections bactériennes. Celles-ci peuvent être soignées en coupant la zone d’infection et les tissus avoisinant en dépassant bien le bord de l’infection. Les parties infectées sont détruites et en les éloignant des autres plantes.
Des points blancs et des zones foncées irrégulières sont les symptômes d’une attaque fongique. Les plantes infectées seront traitées avec un fongicide commercial.


Les hampes florales sont grandes et érigées, avec un arrangement floral en racème sur la portion apicale de la tige. Dépendant de l’espèce, la hampe peut émerger d’un bourgeon de la base du pseudobulbe, directement du rhizome, ou à partir d’un nœud de la base de la tige.
Les hampes en développement sont souvent fragiles et facilement cassées. Elles peuvent être supportées par un tuteur si elles sont très grandes, si elles produisent beaucoup de fleurs ou si elles sont exposées à des situations venteuses.

Généralement larges et parfumées, les fleurs charnues et de longues durées tournes au gris en vieillissant. L’intensité de la couleur est variable et est influencée par la disponibilité des nutriments.

Les graines sont matures après 120 à 150 jours après la pollinisation mais le fruit devrait être prélevé pour le semis en culture in vitro dès qu’il commence à devenir jaune et avant qu’il ne s’ouvre.

Sources

© Bertrand Lerot

Copyright © Orchidstory.be 01 janvier 2011.