Chaque nœud d’une tige porte un œil axillaire à sa base.
Chez de nombreuses orchidées, le rhizome porte simplement un groupe de feuille ou de gaines foliaires.
La plupart des feuilles sont typique des monocotylédones, c’est-à -dire présentant beaucoup de nervures parralèles, des connections croisées entre les nervures longitudinales qui ne sont pas toujours perceptibles à l’œil nu.
Cependant, chez Epistephium et Clematepistephium les feuilles sont nettement veinées.(fig3.1A)
On retrouve des feuilles sagittées chez Plachyplectron(B) et également des feuilles profondément lobées parmi quelques espèces du genre Acianthus(F).
Ces deux genres font également partie de la famille des Orchidaceae.

Chez la majorité des orchidées, les feuilles sont généralement distiques c'est-à -dire placées sur deux rangs avec des feuilles alternes.
Dans de nombreaux cas, la tige ou le pseudobulbe porte seulement une seule feuille mais en regardant l’orientation des gaines foliaires et du plateau de feuilles, on peut qualifier cette position de distique.
Les formes primitives présentent plus fréquemment une diposition des feuilles en spirale. (fig 3.2 A).
Finalement, dans quelques cas, on se retrouve avec un groupe de deux à plusieurs feuilles au même niveau par la condensation des entrenoeuds (Codonorchis, Isotria).
Dans la classification, on pend en compte le cheminement de l’épanouissement de la feuille (vernation).
C’est-à -dire si la feuilles est plié (ex. dans le genre Phalaenopsis) ou enroulée (ex. Ches les Stanhopea) pendant son développement.
Pour les groupes primitifs, le développement des feuilles sont enroulées ou convolutée.(fig 3.2 A,B)
Pour la plupart, et spécialement les épiphytes, les feuilles sont dépliées pendant le développement (C) ou plissées et présentant un demi plat.
De pareilles feuilles sont toujours condupliquée (plié en deux) à maturité avec un simple pli à la moitié et montrant ainsi une section en V.
Les nervures du limbe sont toutes similaires en taille et non proéminentes (E).
Les feuilles qui sont convolutée (enroulée sur elles-mêmes) pendant le développement peuvent être soit condupliquées soit pliées à maturité.
Pour celle qui sont pliées, les nombreuses nervures sont proéminentes et les feuilles sont habituellement plissées sur chacune d’elles (D).
Pour les condupliquées, les feuilles se déploient en feuilles pliées dans plusieurs groupes d’orchidées et chez d’autres groupes, les feuilles ne sont pas tout à fait de l’un ou l’autre type comme chez les Cymbidium et le complexe Chondrorhycha.
Bletia, Sobralia et Spathoglottis sont des genres qui présentent des feuilles typiquement pliées. Les feuilles pliées sont toujours relativement fines, comme le sont habituellement, les feuilles condupliquées avec un développement convoluté.
Les feuilles condupliquées présentant une nervation dupliquées peuvent être soit fines soit extrêmement charnues.
Dans les cas extrêmes, les feuilles charnues peuvent être de section triangulaire ou cylindrique (F.G).
Dans un certains nombres d’orchidées, on trouve des feuilles latéralement applaties, plutôt que dorso-ventralement (H ;I); cette forme est appelé ‘equitant’ vu que chaque feuille se chevauchent l’une sur l’autre.

Dans de nombreux cas, la portion basale de la feuille forme une gaine autour de la tige (fig 3.3 A).
Dans d’autres cas, certaines gaines sont formées sans limbe foliaire (C) et ceci spécialement sur le rhizome et les inflorescences.
Ces gaines peuvent être très petites.
Dans le genre Teuscheria, la gaine qui est attachée sur le pseudobulbe est dure et maintient sa forme plate après que ce dernier ne se soit ratatiné.
Chez quelques orchidées, la base de la feuille forme un pétiole étroit, subcylindrique tel que chez les Stanhopeinae(fig 3.1).

La chute des feuilles nous paraît habituel, et cela, spécialement en automne ; mais toutes les feuilles ne sont pas capable de tomber.
Il existe une zone d’abscission spéciale à la base des feuilles communément appelé point de l’articulation.
Cette ligne est absente chez de nombreuses orchidées terrestres.
On retrouve cette zone chez des membres des Epidendroidea et Vandoidea, alors qu’elle disparait chez beaucoup de micro-orchidées tel que les Dichaea, Epidendrum et Notylia.
Dans de nombreux cas, la zone d’abscission se situe entre la gaine foliaire, si toutefois celle-ci est présente, et le limbe.
Dans le cas où la gaine foliaire est absente, la feuille s’abscisse à la base.
Dans quelques cas tel que Teuscheria et quelques espèces du genre Oecoclades, la zone d’abscission est bien au dessus de la base du pétiole.
Chez quelques espèces de Oeceoclades, on trouve deux feuilles sur un seul pseudobulbe, chacune d’entre-elle possédant un joint au milieu du pétiole (Summerhages ; 1957).
Ceci signifie que lorsque la feuille possède une ligne d’abscission, c’est à ce niveau qu’elle va se détacher du reste de la plante.
Certaines feuilles tomberont entièrement, d’autre laisseront soit la gaine foliaire, soit un morceau du pétiole ou du limbe foliaire.
Les plantes présentent de petites ouvertures appelée stomates sur toute leur surface foliaire; ces stomates permettent les échanges gazeux entre la plante et l’atmosphère.
Chacune de ces ouvertures est bordée de deux cellules de garde réniforme qui peuvent ouvrir et fermer ces ouvertures en changeant leur forme.
Ces cellules de gardes sont très différentes des autres cellules épidermiques.
Dans la majorité des cas, le stomate et les cellules de garde sont accompagnée par deux ou plusieurs cellules auxiliaires distinctes et qui sont également structurellement différentes des cellules épidermiques.
La présence ou l’absence de ces cellules auxiliaires, et plus spécifiquement leur développement apparenté avec les cellules de gardes, est considéré comme un critère physionomique important dans la classification des plantes.
Copyright © Orchidstory.be 01 janvier 2011.