Bien que cela puisse paraitre étrange, la photosynthèse des orchidées est un peu différente de nos plantes d’appartements ou de serre habituelle à l’exception d’un groupe de plante que sont les crassulacées ou plantes succulentes.
Avant de s’engouffrer dans l’explication de cette photosynthèse chez nos orchidées, il est important de rappeler comment s’effectue la photosynthèse de manière générale chez n’importe quelle plante chlorophyllienne.
Avant toute chose, il est important de savoir que la photosynthèse peut se résumer comme l’équation chimique générale suivante :
Il est évident que dans la plante, le glucose n’est pas le seul sucre formé et c’est pour cette raison que l’équation générale sera retenue et développée par la suite de cet article. De plus, ajoutons également que cette réaction simple à la lecture est évidemment une réaction globale car la plante effectue cette réaction chimique en plusieurs étapes dont les étapes essentielles seront expliquées ici pour une compréhension la plus simple possible.
Pour former ce glucose (et les autres molécules), la plante à besoin de CO2, de H2O et de lumière donc. L’eau est puisée par les racines et véhiculée vers les feuilles tandis que le CO2 est puisé directement sous forme de gaz par les feuilles. Ce CO2 pénètre dans les feuilles par le biais de minuscules trous, les stomates, qui se ferment et s’ouvrent à volonté par des mécanismes chimiques de la plantes.
A coté de ça, l’énergie quand à elle est fournie par un composant de la lumière (les photons).
Une fois ces éléments réunis, la plante peut dès lors s’organiser et commencer son développement par le biaise de la photosynthèse.
La photosynthèse est divisée en deux phases distinctes : la phase claire et la phase sombre.
La phase claire correspond à la phase qui s’opère durant la journée et la phase sombre, les réactions chimiques s’opérant la nuit.
Chaque plante chlorophyllienne contient dans chacune de ces cellules des organites appelés chloroplastes. Ces chloroplastes sont les effecteurs premiers de la photosynthèse par le biais d’une ou plusieurs molécules complexes dénommées la chlorophylle dont l’atome central est le Magnésium (Mg). C’est cette chlorophylle qui capte l’énergie fournie par la lumière (photon) et qui le « transmet » à d’autres molécules de proche en proche jusqu’à des molécules qui serviront ensuite dans la phase de formation des sucres et autres molécules nécessaires à la croissance et le développement de la plante
En résumé, la chlorophylle sert essentiellement à capter l’énergie lumineuse (dont le rendement est de 2% et de transférer cette énergie vers d’autres molécules qui feront leur travail pendant la phase sombre.
Les plantes succulentes, vivant dans les zones arides ont développé également un système de « défense » contre la déshydratation par la transpiration. Ce système est très simple et consiste à faire l’inverse de toutes les plantes concernant l’ouverture et la fermeture des stomates.
Les plantes ouvrent généralement leurs stomates la journée pour capter le CO2 et rejeter l’oxygène produit ainsi que l’eau de transpiration et se referme la nuit.
Les plantes succulentes ouvrent quant à elles leurs stomates la nuit pour capter le CO2, transpirent (mais évidemment moins qu’en journée puisqu’il fait bien moins chaud) et rejeter l’O2 et les referment la journée de manière à limiter au maximum la transpiration.
C’est ce type de photosynthèse que l’on a baptisé CAM pour Crassulacean Acid Metabolism. Ce métabolisme photosynthétique regroupe donc les plantes en C4 qui sont différée jour/nuit pour les échanges gazeux mais ce n’est pas exclusif ! De telle manière des plantes en C3 peuvent avoir le type CAM en complément
Et certaines de nos orchidées n’échappent pas à cette règle ! En effet certaines espèces sont également des plantes avec un métabolisme CAM.
L’avantage des plantes CAM est donc de limiter les pertes en eau par transpiration le jour et de fixer le CO2 produit par les autres végétaux (qui ne sont pas CAM) la nuit.
Comme précisé plus haut, les plantes CAM sont des habituellement des plantes succulentes montrant des grandes cellules photosynthétiques et de grandes vacuoles qui font office de réserves des acides produits).
Chez les orchidées, les espèces à feuilles épaisses ont développé le plus souvent ce type d’assimilation CAM tandis que les plantes à feuilles fines ne le sont pas. Par contre le système CAM est assez flexible et lorsque l’eau est abondante, les stomates peuvent être ouvert la journée et assimiler le CO2 ; de même que lors de sécheresse, les stomates peuvent être fermé jour et nuit et le CO2 produit par la respiration est directement à nouveau capté par la plante pour sa réassimilation.
Les crassulacées représentent la famille dont toutes les espèces connues présentent le type CAM. Dans la liste ci-dessous, on retrouve des noms de familles de plantes qui contiennent des espèces qui exploite le mode de photosynthèse de type CAM. Donc toutes les espèces de ces familles ne sont pas forcément du type CAM ou C4
Une petite liste des familles de plantes de type CAM.
Copyright © Orchidstory.be 01 janvier 2011.